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lundi 5 mai 2014

Granola craving


(J'ai pris une orange pressée ce jour-là, mais je vous recommande plutôt
le smoothie pomme fraise violette, qui est absolument délicieux.)

Un lundi matin, chez Claus, alors que je n'avais pas assez faim pour une corbeille de pains à tartiner, mais pas envie non plus de croissant ou d'œuf à la coque, je me suis hasardée à commander un bol de fromage blanc, fruits frais et granola. Un événement en soi, car j'avais toujours considéré le granola avec, au mieux, une certaine indifférence, au pire, du dédain : ce "truc" bobo-bio pour filles au régime, ça ne pouvait sûrement pas rivaliser avec une bonne tartine beurrée. Sauf que là... dès la première cuillerée, ce fut l'E-X-T-A-S-E. J'ai tout fini mon bol, en raclant bien, et j'en voulais encore. Bilan : granola & filles au régime 1 - Mingou 0.
Le soir même, je filais aux Nouveaux Robinson me faire une provision de flocons de céréales et de graines en tous genres, et quelques heures plus tard, mon premier granola, fait à partir de la recette de base de Clotilde, était prêt.
Depuis, il y eut ça (et c'est un échantillon) :








Un bol de yaourt-fruits-granola chaque matin — sauf pendant notre escapade de trois jours en Bretagne, où j'ai pensé très très fort à mes pots de granola restés à la maison, snif. Et surtout, j'en prépare désormais une fournée chaque semaine, afin de ne JAMAIS JAMAIS en manquer.
Alors voilà, je suis celle qui a découvert le granola en 2014.

Le granola comme je l'aime (c'est-à-dire très riche en oléagineux)
(décliné à partir de la recette de base de Clotilde)


pour au moins une semaine de petits déjeuners à deux

270 g de flocons de céréales (de type porridge et non cornflakes) (avoine, kamut, épeautre, blé, seigle, orge... ou un mélange)
30 g de riz et/ou quinoa soufflé
200 g de fruits à coque (un mélange de noisettes, amandes, noix de pécan, noix de cajou, noix de macadamia, pistaches), grossièrement concassés
100 g de graines (un mélange de graines de courge, tournesol, lin, sésame)
3 c.s. d'huile de tournesol (ou autre huile neutre)
160 g de golden syrup (environ 7-8 c.s.), ou sirop d'agave ou sirop d'érable
2 c.s. d'extrait de vanille maison
1/4 c.c de fleur de sel

Mettre tous les ingrédients dans un grand saladier et mélanger vigoureusement quelques minutes jusqu'à ce que tout soit bien enrobé d'huile et de sirop.
Étaler sur une plaque de four recouverte de papier cuisson et enfourner à mi-hauteur.
Allumer le four à 150 °C et faire cuire le granola en le mélangeant toutes les 15 minutes, jusqu'à ce qu'il soit doré comme on le souhaite. Dans mon four, cela prend environ 45 minutes pour qu'il soit bien bien doré.
Mélanger une dernière fois, et laisser refroidir sur la plaque.
Mettre le granola dans des bocaux, et conserver à température ambiante, jusqu'à un mois environ (mais normalement, il ne devrait plus y en avoir au bout d'une semaine).

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Je vous aurais bien parlé d'autre chose, mais en ce moment, je n'ai que du granola dans la tête. Et d'autres choses, pas super intéressantes, à part Cancale, mais ça nécessite un autre billet. Je peux quand même crâner un coup en vous montrant les jolis bols que je me suis offerts récemment et que j'aime d'amour...


Ils ont été fabriqués par Khnoum, ma très talentueuse collègue, chez qui j'avais suivi une initiation à la poterie il y a un peu plus d'un an. Ceux-ci sont beaucoup trop petits pour le granola — on pourrait éventuellement s'en servir comme tasses à saké —, mais je lui passerai peut-être commande de bols plus grands... En attendant, je surveille sa boutique en ligne, à l'affût d'autres pièces japonisantes que j'aimerais voir dans ma cuisine...

lundi 23 avril 2012

Soft rains of April (salades et assiettes composées)



Un matin, j'ai filé trop tôt, trop vite. Les yeux cernés, encore embués de sommeil.
En sortant des douches, après ma séance de brasse coulée, j'ai senti ma vue se brouiller. Sous le sèche-cheveux, ce sont mes jambes qui se sont mises à faiblir : je me suis appuyée contre le mur, espérant que cela passerait. Puis ce fut le noir total. Je marchai à tâtons, incapable de retrouver ma cabine. Maître-nageur et cabinier sont venus à ma rescousse.
Un quart d'heure et un sucre plus tard, j'étais de nouveau d'aplomb.
Ce n'était rien, en fait.

Je partis tout de même prendre un consistant petit déjeuner chez Claus. Le smoothie pomme-ananas-menthe (de folie), les tartines beurrées et le chocolat chaud me requinquèrent en un rien de temps. Je regrettai seulement de ne pas avoir pu m'installer confortablement à une banquette à l'étage et d'avoir dû me contenter d'un tabouret au rez-de-chaussée.
Après cela, je me rendis à ma réunion hebdomadaire, l'occasion de rencontrer mes collègues, de déjeuner avec elles, l'occasion de briser nos solitudes quotidiennes. Il y a la jeune polyglotte qui a passé une année au Caire et voudrait retourner au Moyen Orient, la fille qui, grâce à son père, connaît par cœur l'univers des courses moto, et la lesbienne extravertie et drôle qui veut se lancer dans une thèse de doctorat (la malheureuse !). Il y a aussi en visioconférence, parce qu'elle habite dans le Nord, la mère de famille anciennement expatriée aux États-Unis, mais elle ne déjeune évidemment pas avec nous. Toute cette joyeuse équipe est dirigée par O., qui est peu ou prou la chef idéale : toujours positive et encourageante — ce qui me change drôlement de ma précédente chef et risque de me rendre un peu difficile pour les suivants.


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Le petit plaisir du moment, ce sont les sublimes affiches Visit Finland qui jalonnent mes trajets en métro, et que je guette à chaque station, à chacun de mes parcours. La Beauté du Silence, c'est ainsi que s'intitule cette série de photos en noir et blanc de Martti Jämsä. On y voit un transat à rayures face à un lac, des branches de saule, un matelas pneumatique, un garçon portant un chapeau de paille, des enfants qui se baignent. C'est le charme, la mélancolie de l'été finlandais — qui me ferait presque regretter d'avoir pris des billets d'avion pour Reykjavík et non pour Helsinki.


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Outre l'obsession des oranges maltaises (et sanguines), il y a actuellement la lubie des salades et des assiettes composées, qui constituent nos dîners depuis quelque temps — nous ne sommes pas à la diète, il s'agit simplement des envies du moment ; par exemple, la dernière fois que nous sommes allés chez Così, j'ai commandé une salade au lieu de l'habituel sandwich... Mais cela ne nous empêche pas de manger aussi des lapins en chocolat, des cookies homemade, des burgers-frites, ou des instant ramen coréens (junk food ! mais que j'adore).
Ça ressemble à ça :

Asperges vertes et carottes poêlées, œuf mollet, betterave chioggia, pomme de terre, mesclun, ciboulette, persil, Melfor et huile de tournesol, pain préféré. 

Roquette, tomates confites, cœurs d'artichaut, prosciutto di Parma, parmesan, vinaigre balsamique blanc et huile d'olive, pain préféré. 

Mesclun de jeunes pousses, asperges vertes et carottes poêlées en bâtonnets, chioggia, pomme de terre, ciboulette, persil, Melfor et huile de tournesol, pain à l'ail. 

Filets de poulet pané, mesclun, pomme de terre, concombre, chioggia, carottes râpées, ciboulette, Melfor et huile de tournesol. 

Mesclun, courgette rôtie (en fines tranches), tomate confites, bresaola, noix de cajou concassées, vinaigre balsamique blanc et huile d'olive, pain préféré.

Salade de pommes de terre rôties, guacamole, carottes râpées, tomates cerises, mesclun. 

Œuf sur le plat, chioggia, endives, tomates cerises, mesclun, vinaigrette à la moutarde, pain préféré

Galettes pomme de terre-oignon nouveau, asperges blanches, haricots verts, ratatouille.


Parfois, c'est un peu moins composé :

Gambas et asperges blanches, mayonnaise.

Batavia, chioggia, vinaigrette à la moutarde, pain préféré.



Parfois, je refais de vieilles recettes, comme cette salade que m'avait fait découvrir une amie (Crevette, pour ne pas la citer) :

Salade de gambas, avocat, pamplemousse et granny smith
(recette déjà publiée sur La bouche pleine)


pour 2 personnes

une douzaine de gambas, cuites et décortiquées
1 avocat
1 pamplemousse
1 pomme granny smith (oubliée ici)
un peu de mesclun
menthe et coriandre ciselées
sel, poivre, huile d'olive

Disposer un lit de mesclun dans les assiettes.
Couper la pomme et l'avocat en petits morceaux.
Peler à vif le pamplemousse et lever les suprêmes.
Disposer les gambas, les suprêmes de pamplemousse, les morceaux d'avocat et de pomme sur le mesclun.
Ajouter la menthe et la coriandre ciselées.
Arroser d'huile d'olive, saler et poivrer.