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lundi 10 décembre 2012

Dans le vent glacé (couronne salée au fromage et aux lardons)


Le matin, quand je sors de mon long trajet en métro, les aiguilles de Trinité m'indiquent invariablement que je suis en retard. Je hâte alors le pas, slalomant entre gens pressés et touristes nonchalants. Les longues journées de travail se suivent, et se ressemblent un peu. Une fois l'incroyable euphorie retombée, j'ai enfin retrouvé — rassurée — mon vrai moi, un peu mélancolique et très nostalgique.
Si j'en juge par les réflexions de Camille, j'ai actuellement des occupations de grand-mère, entre le club de lecture, où les derniers débats furent agrémentés de rillettes de sardines maison, de chips et de gougères soigneusement choisies pour l'apéritif, de plats cuisinés amoureusement et de gâteaux épatants — je n'ai cessé d'assommer mon entourage avec l'évocation de ce gâteau au chocolat que j'ai apporté, un gâteau très peu sucré, d'une finesse et d'une légèreté invraisemblables pour un gâteau au chocolat, et au pouvoir d'écœurement proche de zéro —, entre le club de lecture donc, et les séances de poterie, qui m'ont permis de fabriquer deux petits bols à matcha de A à Y — du tournage/modelage à l'émaillage — ainsi qu'une petite cuillère façon Caroline Gomez. Je ne veux pas balancer, mais Camille n'a eu aucun mal à me suivre dans ces activités du troisième âge — quelle ouverture d'esprit.
Parfois, il m'arrive d'enlever mon costume de mémé pour aller faire ma midinette dans des festivals rock. Est-il besoin de préciser pour quels beaux yeux je peux me déplacer un dimanche soir d'armistice, au lieu de boire une tisane bien au chaud sous un plaid à carreaux ?

Un des plus mémorables moments de novembre fut cette soirée chez Septimeencore ! oui, je sais. Je n'aime toujours pas les huîtres, ni le fenouil, mais la révélation de ce repas, hormis le doublon des Pyrénées, fut ces petits choux de Bruxelles caramélisés jusqu'au ratatinement, presque noirs, et que l'on savoure comme des bonbons. Ah, que j'ai hâte d'y retourner !
Au quotidien, je continue à me nourrir de lunchboxes, de soupes et de super sandwiches. Comme vous l'avez peut-être vu ici, il y a parfois dans mes lunchboxes un morceau de brioche au fromage et aux lardons, vraiment top pour accompagner des salades, des légumes ou une soupe. Je ne comprends pas comment je n'en ai pas parlé plus tôt alors que cela fait plus d'un an que j'ai adopté cette recette trouvée chez Loukoum°°°.

Couronne salée au fromage et aux lardons
(adaptée d'une recette de Fidji trouvée chez Loukoum°°°)


Pour la pâte :
15 g de levure fraîche
225 ml de lait demi écrémé (pas trop froid)
30 g de sucre
375 g de farine
7 g de sel fin
60 g de beurre ramolli

Pour la garniture :
200 g de fromage frais (ici : du Philadelphia)
100 g de lardons
un œuf
un peu de poivre du moulin

Délayer la levure dans le lait, ajouter le sucre. Réserver.
Mélanger la farine, le sel et le beurre. Mélanger puis pétrir longuement.
Façonner une boule de pâte, la mettre dans un saladier recouvert d'un film transparent.
Laisser lever. La pâte doit quasiment doubler de volume.

Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte en un rectangle de 30 x 40 cm au moins.
Y tartiner le fromage frais, ajouter le fromage râpé et les lardons.
Rouler la pâte dans la longueur afin d'obtenir un rouleau.
Découper ensuite ce rouleau en deux dans le sens de la longueur.
On obtient deux boudins avec la garniture fromage-lardons qui sort un peu partout.
Tresser les deux boudins en gardant l'ouverture de chaque boudin vers le haut (technique en images ici).
Laisser lever au moins 1h à l'abri des courants d'air.

Préchauffer le four à 200 °C.
Battre l'œuf, le badigeonner sur la couronne, et ajouter un peu de poivre.
Cuire 30 à 40 minutes (si la couronne dore trop vite, la recouvrir de papier aluminium pendant la cuisson).

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P. S. :  Cette fois-ci, une recette mais pas de dessin. Je suis trop fatiguée — et paresseuse — pour tenir un crayon en ce moment. J'en viens même à me demander si j'aurai l'énergie de faire des Weihnachtskekse cette année... Mais la prochaine fois, je vous parlerai peut-être d'une parenthèse éclair à Vienne en ce début d'Avent — tellement éclair que je me demande si je ne l'ai pas rêvée...

lundi 4 octobre 2010

La recherche de sens persistante est une disposition regrettable de l'esprit (les Buchteln du dimanche soir)


Soulagement de n'avoir plus que des choses futiles et légères à raconter.
Frénésie de découverte. Je m'échappe, je teste, je goûte. Je jette mon dévolu sur les numéros 2*.

Moment d'extase à la dégustation d'un surprenant sushi à la vapeur (sic), lors d'une pause déjeuner solitaire au Kunitoraya 2.
C'est là que j'ai emmené D. une semaine plus tard, pour un très chouette dîner, pendant lequel il fut question de Vienne, de Buchteln, de (soutenance de) thèse... Dans la salle carrelée de blanc, avec ses grands miroirs et son horloge à l'ancienne, un peu comme un décor de bistrot : une écrasante majorité de Japonais.
Après trois jours sans eau chaude, sans chauffage et avec une clim fonctionnant à bloc au bureau, je dois dire que les udon en marmite dans leur bouillon archi brûlant constituèrent le choix parfait.

Petite erreur : il s'agit d'un Kunitora Nabe et non Kunitora Udon

Incursions dans le 16ème arrondissement, dans une jolie pâtisserie (encore un n°2) où les tartes aux pommes ne mentent pas. J'y ai découvert la perfection faite tarte tatin. C'est là aussi que j'assouvis mes envies de flan pâtissier en attendant que P.H. daigne en vendre à nouveau (en février 2011, à ce qu'on m'a dit).



Un soir, en sortant de mon échoppe de nouilles préférée, j'ai pris un amant. C'était bon, mais pas renversant. Ce qui est en revanche absolument renversant, ce sont mes retrouvailles avec les brioches aux haricots rouges telles qu'on les trouve au Japon. Et ce grâce aux propriétaires du restaurant Aki, qui ont eu l'excellente idée d'ouvrir une boulangerie japonaise dans la même rue.
(Merci Elsa, pour le tuyau)



Et puis, j'ai fait honneur aux pots de Powidl rapportés d'Autriche par D.


Commencés un dimanche matin, avant une réunion de famille, les Buchteln furent garnis, façonnés et enfournés le soir au retour, parce que quand on a connu ceux de chez Hawelka, on ne conçoit pas d'en manger à un autre moment de la journée. Le dimanche soir, par exemple, est parfait pour les Buchteln.
En les goûtant à la sortie du four, on s'est presque revu chez Hawelka.


Powidl-Buchteln presque comme chez Hawelka
(adaptée de la recette de ce livre)


pour 16 Buchteln

1/8 l de lait tiède
20 g de levure fraîche
250 g + 3 c.s. de farine
30 g de sucre glace
30 g de beurre ramolli + un peu de beurre fondu pour badigeonner
2 g de sel
2 jaunes d'œufs
un sachet de sucre vanillé
zeste d'un citron
150 g de Powidl (ou de sirop de Liège, ou encore de confiture de prunes)

Dans un grand bol, mélanger la moitié du lait avec la levure et 3 c.s. de farine.
Couvrir avec un torchon et laisser une demi-heure dans un endroit chaud (environ 30 °C).

Ajouter les autres ingrédients (sauf le Powidl) et mélanger.
Pétrir environ 1/4 d'heure (étape réalisable - et réalisée - avec la MAP).
Couvrir avec un torchon et laisser lever pendant au moins une heure.

Sortir la pâte, la dégazer et former un long boudin.
Diviser le boudin en 16 morceaux.
Aplatir chaque morceau, y déposer 1 c.c. de Powidl (ou autre garniture) et refermer en soudant bien les bords.
Déposer chaque morceau dans un moule tapissé de papier cuisson (soudure en bas) et badigeonner les Buchteln de beurre fondu.
Couvrir avec un torchon (toujours le même) et laisser lever au moins une demi-heure (il faut que les Buchteln aient presque doublé de volume).

Préchauffer le four à 180 °C.
Badigeonner à nouveau les Buchteln de beurre fondu et enfourner environ 25 minutes. Ils doivent être légèrement dorés.

Saupoudrer de sucre glace avant de déguster tiède.


D'autres recettes de Buchteln ? Par ici !
Si vous voulez vous lancer dans le Powidl maison, je vous conseille d'aller voir la recette de Rosine (tant qu'il reste des quetsches). Sinon, vous pouvez en trouver ou encore .

Edit du 5 octobre 2010 : Les grands esprits se rencontrent. Allez voir Anne et ses Buchty !

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* et aussi sur les restaurants coréens, mais ce sera le sujet du prochain billet :-)